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Pibrac survolée par les avions

Il est normal qu’un maire en exercice se soucie de la qualité de vie des habitants de sa commune. Le survol par de nombreux avions de lignes est, nous le savons tous, un sujet de préoccupation. 

Demain Pibrac 2020 s’est saisi de ce dossier dès son origine et, sans chercher à agiter le chiffon rouge de la peur, nous avons cherché à connaître les véritables tenants et aboutissants de ce projet. Nous voulons aujourd’hui porter à la connaissance des Pibracais la situation telle qu’elle est.  

Rétablissons les faits : la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) expérimente avec les compagnies aériennes des procédures de décollage pour garantir la sécurité des vols, tout en limitant la gêne sonore en-dessous de 2000 m d’altitude et les émissions de CO2 au-dessus de 2000 m d’altitude. Et ce, en toute transparence.

De quoi parlons-nous ?  Des vols des compagnies aériennes, pas des vols d’essai d’Airbus.

Quand les villes de Pibrac – mais aussi Toulouse, Vieille Toulouse, Villeneuve Tolosane, Cugnaux, Tournefeuille, Colomiers, Plaisance du Touch, La Salvetat Saint Gilles sont-elles concernées ? Lorsque les avions décollent par vent d’autan (32% des vols en moyenne annuelle)

Que dire de l’expérimentation ?

Elle évolue par phase en fonction des résultats des tests.

  • A l’origine, avant le 23 mai 2019, Pibrac était survolée, à une altitude moyenne de 2500m.
  • En phase 1, du 23 mai au 11 septembre 2019, virage au sud plus court, création d’un point BO 423, entre Fonsorbes et Villeneuve Tolosane,  au droit duquel l’altitude des avions s’impose à  2100 mètres. Pibrac est de fait survolée à plus de 3000m.
  • En phase 2, du 12 septembre 2019 au 1er janvier 2020, même impact pour Pibrac mais les modifications de virage conduisent à un déplacement du trafic sur le centre de Vieille Toulouse, d’où la nécessité d’une phase 3.
  • En phase 3, du 2 janvier 2020 au 26 février 2020, des contraintes supplémentaires d’altitude sont imposées au décollage ; l’essentiel du flux en virage se fait moins en  survol de Vieille Toulouse ; la trajectoire en direction du nord se rapproche ensuite de celle qui existait avant expérimentation (création d’un point BO 425). Les avions survolent toujours la partie est de Pibrac, à une altitude moyenne de 3300 m.
  • En phase 4, du 27 février au 9 septembre 2020, l’objectif annoncé est la recherche d’amélioration pour limiter le survol de Vieille Toulouse. Tous les résultats de la phase 3 ne sont pas encore exploités.
  • Le niveau de gêne sonore est en cours d’étude : pose de capteurs de bruit par la DGAC en différents points dont un à Pibrac.

En conclusion et c’est heureux, Pibrac bénéficie de cette expérimentation :

  • Depuis le début de l’expérimentation, les avions survolent Pibrac plus haut qu’auparavant.
  • A la fin de l’expérimentation, les avions de ligne survoleront toujours Pibrac, mais plus haut !
  • L’expérimentation a débuté le 23 mai 2019 : il a fallu cinq mois au maire pour se rendre compte que les avions survolaient davantage le centre de Pibrac et réagir !

Une fois de plus, le maire isole Pibrac du contexte d’une procédure qui touche de nombreuses communes, au lieu de travailler en concertation avec ses collègues.

Vous le savez : nous rétablirons le dialogue avec les communes concernées par les mêmes problèmes que Pibrac, nous travaillerons avec la Métropole et nous nous appuierons sur nos réseaux de travail au Département, dans les communes voisines, à la DGAC et la DSAC pour porter avec tous un projet cohérent préservant notre qualité de vie.

Le savez-vous ? La mairie de Pibrac a dans un premier temps refusé de donner à la DGAC des idées de localisation des capteurs de bruit sur la commune, la DGAC a finalement trouvé l’emplacement pour poser les capteurs avec ses propres moyens.

9 comments on “Pibrac survolée par les avions

  1. Suite à ce que j’ ai entendu sur ce point lors de la présentation du « travail fait par le Maire », çà m’ a rappelé le roman de Cervantes avec son Don Quichotte incontournable !!!
    Merci pour ces infos précises !

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  2. Faucher Marie-Charlotte

    Même si il y a des aspects positifs il faut néanmoins reconnaître que nous entendons plus les avions qu’avant. Il y a donc réellement une gêne supplémentaire.

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  3. Le survol de Pibrac est une gêne pour nous tous,le maire ne s en soucie pas,et passe à autre chose,comme d habitude

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  4. Quand on appelle un chat « un chat » !
    Merci a Demain Pibrac de clarifier, de depolitiser, de depolemiquer un sujet qui finalement devrait permettre à un maire de prendre de l’altitude….

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  5. Afin de limiter la gêne sonore sur Pibrac et les villes environnantes, il serait judicieux de revoir les contraintes de vitesse des départs 5R.
    La contrainte de vitesse de BO421 est actuellement à max 240kts, celle-ci devrait être réduite à 220kts.
    BO423 devrait aussi avoir une contrainte de vitesse à 220 kts max et BO425 250kts max.

    En effet, un avion dont la vitesse est limitée voit son taux de montée augmenter et génère donc moins de nuisances sonore.

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  6. ‘avant le 23 mai 2019, Pibrac était survolée, à une altitude moyenne de 2500m.’ et ça s’est amélioré en augmentant l’altitude : je vous invite a voir les trajectoires montrées sur la dépêche, vous etes mal informé, c’est plus haut maisle traffic est radicalement augmenté

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    • Merci de votre commentaire, il s’agit en effet de deux points différents, l’un n’empêchant pas l’autre comme vous le soulignez. Soyez certain quoi qu’il en soit que nous suivons de près ce dossier, que Camille Pouponneau est en lien avec la DGAC, et que nous nous mobiliserons entièrement pour garantir la quiétude des Pibracais.

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  7. Madame,
    Je lis des confusions dans votre article entre les mètres et les pieds.
    Je suis surprise du moyennage entre les avions qui décollent et ceux qui poursuivent leur route, les premiers survolent pibrac à 1100 pieds les autres sont vers 38000 pieds.
    Nos oreilles sont de bons capteurs, et il est bien certain que les avions qui décollent en pleine accélération et qui survolent Pibrac à basse altitude (1100 pieds) sont une nuisance pour les Pibracais et cela n’a rien d’electoraliste.
    Cdlt

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    • Bonjour, nous vous remercions pour votre retour mais en sommes surpris. Il nous semble étrange que vous indiquiez que les avions survolent pas Pibrac à 1000ft (environ 300m!), ni à la puissance décollage car cela est interdit. Exceptionnellement les avions militaires peuvent être à cette hauteur lorsqu’ils larguent à Fonsorbes. Les vols d’essai respectent quant à eux une hauteur minimum de 2000ft .
      Dans le cadre des procédures en expérimentation, les vols commerciaux survolent Pibrac aux alentours de 11000ft.
      Il n’empêche comme vous le soulignez que cela constitue une nuisance.
      Merci encore pour votre retour.
      A bientôt

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